

Pour ce qui est des noms vernaculaires anglais, nous projetions au début d'utiliser les noms proposés par Jacqueline Miller dans The Common Names of North American Butterflies. Toutefois, la North American Butterfly Association (NABA) a publié récemment une liste « officielle » des noms communs (Glassberg et al., 1995). Cette liste a soulevé une certaine controverse parmi les spécialistes des papillons diurnes, spécialement en ce qui concerne les noms d'usage courant qui ont été remplacés par de nouveaux noms. De façon générale, nous nous conformons à la liste de la NABA, bien que nous considérions ce document comme préliminaire. Toutefois, nous sommes parfois en désaccord avec les noms ou la classification proposés par la NABA. Dans ces cas, nous avons exposé notre point de vue à la NABA, et nous espérons que ces difficultés pourront être aplanies. Afin d'éviter toute confusion chez le lecteur, nous avons inclus dans l'index les noms communs plus fréquemment utilisés qui ont été remplacés de même que les nouveaux noms proposés par la NABA.
Les noms scientifiques utilisés correspondent généralement à la nomenclature proposée par Lee D. Miller et F. Martin Brown dans le Catalogue / Checklist of the Butterflies of America North of Mexico (Miller and Brown, 1981) et son Supplément (Ferris, 1989). Les exceptions, le cas échéant, sont relevées et expliquées dans le chapitre d'introduction à la systématique des papillons diurnes et dans les descriptions des espèces concernées.
Chaque espèce est bien décrite et comporte les mêmes rubriques. Ce traitement uniforme visait à faciliter la consultation de l'ouvrage et la comparaison des espèces.
La première rubrique, Description, passe en revue les principaux caractères distinctifs des adultes de chaque espèce. L'intervalle d'envergure fourni pour chaque espèce correspond à l'intervalle observé parmi l'ensemble des spécimens canadiens disponibles dans la Collection nationale canadienne (CNC) à Ottawa. Les bornes de cet intervalle correspondent aux envergures maximales des plus petit et plus grand spécimens normaux, mesurées au point le plus large entre les ailes antérieures déployées perpendiculairement au corps. Pour certaines espèces, nous n'avons trouvé aucun exemplaire canadien ou, dans le meilleur des cas, quelques spécimens seulement. Dans ce cas, les mesures ont été prises sur des spécimens récoltés le plus près possible de la frontière canado-américaine. Il convient de noter que chez la plupart des espèces, les spécimens provenant de régions plus septentrionales sont généralement plus petits que ceux récoltés plus au sud, et les femelles sont habituellement plus grandes que les mâles.
La description de la plupart des espèces comporte une deuxième rubrique intitulée Sous-espèces. Cette rubrique énumère et décrit brièvement chacune des sous-espèces présentes au Canada. Elle est toutefois omise pour les espèces qui ne comptent aucune sous-espèce décrite.
La rubrique suivante, Répartition géographique, débute par une description générale de la répartition géographique de l'espèce traitée à l'échelle mondiale. Cet énoncé est suivi d'une description beaucoup plus détaillée de la répartition de l'espèce au Canada. L'aire de répartition de chaque espèce est illustrée par une Carte de répartition (voir ci-dessous).
La rubrique Espèces semblables passe en revue toutes les espèces dont l'aire de répartition chevauche celle de l'espèce décrite et qui pourraient être confondues avec cette dernière, et présente les principaux caractères permettant de les départager.
La rubrique Stades immatures contient une description de la chenille du dernier stade et une liste des plantes hôtes connues au Canada. Les stades immatures de nombreuses espèces, même de certaines des espèces les plus communes, sont souvent peu connus. Une brève description de l'oeuf et de la chrysalide, dont l'aspect est souvent très homogène au sein de groupes d'espèces apparentées, est fournie dans la présentation générale de la famille, de la sous-famille ou du genre dont fait partie l'espèce considérée.
L'Abondance de chaque espèce est évaluée selon une échelle allant d'abondante à extrêmement rare. Ces catégories s'appliquent en présence de conditions idéales, c'est-à-dire durant la période d'activité maximale des adultes, dans les milieux favorables et par temps ensoleillé.
La Période de vol au Canada est fondée sur une vaste revue de la littérature et de nombreuses consultations auprès de naturalistes des quatre coins du pays. Pour les espèces largement répandues, la période de vol est décrite de façon plus générale, ses limites étant exprimées en mois. Évidemment, le début et la fin de la ou des périodes de vol peuvent varier selon la région, la latitude et l'altitude. Pour les espèces rarement récoltées au Canada, les dates exactes de capture ou d'observation sont généralement fournies.
La rubrique Comportement et habitat présente les préférences liées à l'habitat (tourbières, prés, boisés, etc.) et toute autre caractéristique (p. ex. type de vol, préférences à l'égard de fleurs particulières, etc.) susceptible de faciliter l'identification de l'espèce décrite.
Enfin, sous Observations, toute information susceptible d'intéresser le lecteur (p. ex. changement de nom, inscription de l'espèce sur la liste des espèces en péril, détails liés à des observations ou à la collecte) est incluse. Les auteurs espèrent que ces observations contribueront à accroître l'intérêt des lecteurs pour les espèces concernées et aideront à situer ces dernières dans l'histoire naturelle de ce pays.
Les Cartes de répartition ont été tracées à partir d'une base de données créée au cours de la dernière décennie. Cette base de données s'enrichit de jour en jour, et nous serons heureux d'y verser toutes les nouvelles mentions que vous pourriez nous communiquer. Les cartes de répartition intègrent toutes les mentions connues des auteurs. Dans certains cas, elles incluent des mentions historiques dans des régions où l'espèce ne se rencontre plus aujourd'hui (p. ex. Lycaeides melissa dans le sud de l'Ontario, Speyeria edwardsii au Manitoba). L'aire de répartition actuelle de chaque espèce est décrite sous Répartition géographique. La position des points est précise à 1 km près, même sur les cartes couvrant l'ensemble du pays. Dans bien des cas, l'erreur des lectures est cependant beaucoup plus grande, à cause de l'imprécision des données de collecte inscrites sur les étiquettes des spécimens ou d'un manque de données dans la littérature. De nombreuses étiquettes portent des inscriptions très vagues (p. ex. Montréal ou parc provincial La Vérendrye) ou des coordonnées de latitude et de longitude très approximatives. Malgré leur faible taille, les points couvrent forcément une superficie passablement grande, compte tenu de la vaste étendue du territoire canadien. Sur les cartes couvrant l'ensemble du Canada, le diamètre de chaque point équivaut à environ 54 km. Cette valeur s'abaisse à environ 35 km sur les cartes montrant la portion est ou ouest du pays, et à environ 11 km sur celles qui illustrent uniquement le sud de l'Ontario et le sud de la Colombie-Britannique.
Les images ont été produites par montage de diapositives individuelles sur disque Photo-CD. Nous nous sommes efforcés d'utiliser des spécimens canadiens dans la mesure du possible, principalement de la CNC. La provenance de tous les spécimens ne faisant pas partie de la CNC est précisée dans la légende de la planche : RSM désigne la collection du Royal Saskatchewan Museum. Seulement deux espèces (Agraulis vanillae et Ascia monuste) sont illustrées par des spécimens provenant de l'extérieur du Canada, aucun exemplaire canadien n'ayant été trouvé. Dans sept cas, des mentions uniques au Canada sont illustrées à l'aide de spécimens provenant de collections privées, et les photographies confirment la validité des données. Les photos sur disque compact ont été retravaillées afin de produire une image grandeur nature de chaque espèce de manière à présenter à gauche la face supérieure des ailes rattachées au corps, et à droite, la face inférieure des ailes, légèrement séparées du corps. Dans certains cas, nous avons jugé utile d'illustrer la face supérieure ou inférieure des ailes de certaines sous-espèces, formes régionales ou formes femelles. Chaque espèce est représentée sur le Web de manière à être vue grandeur nature, à condition de disposer d'un écran de 17 po à résolution 800 × 600. Pour obtenir une vue plus grande que nature d'un spécimen illustré dans le recueil, il suffit de cliquer sur l'image désirée. Toutes les photos des papillons adultes, ou à des stades immatures, captés en pleine nature, qui ont servi à la préparation des planches pour les habitats, ont été prises au Canada. Les noms de plantes nourricières sont reliés à l'entrée à laquelle ils correspondent dans le Système d'information taxonomique intégré.
© 2003. Traduit de l'anglais avec la permission de Ross A. Layberry, Peter W. Hall et J. Donald Lafontaine (The Butterflies of Canada, University of Toronto Press; 1998). Photos de spécimens courtoisie de John T. Fowler.
La Toronto Entomologists' Association remercie Agriculture et Agroalimentaire Canada d'avoir fourni le contenu et le code informatique de cette page web.